
Parcours de Yves-Michel Marti
Yves-Michel Marti est ingénieur Sup’Télécom et titulaire d’un MBA de l’Insead.
Il a enseigné à l’Université de Californie à Berkeley et a été conférencier à l’Université de Stanford, à HEC et à l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale.
Il a par ailleurs occupé des fonctions techniques, commerciales, marketing et de direction générale chez Dassault Electronique (France), Pacific Monolithics (Etats-Unis), HP (Etats-Unis) et Lucas Industries (Grande Bretagne).
1994 Il fonde Egideria, société de services en intelligence économique.
Extrait de l’interview
JDN Solutions. Quelles sont les caractéristiques d’une démarche d’intelligence économique ?
Yves-Michel Marti. La taille et le secteur d’activité n’ont pas d’incidence sur la mise en place d’une démarche d’intelligence économique. Les seuls points décisifs sont la présence de l’entreprise dans un domaine concurrentiel, alors que cela est moins probant dans une situation de cartel ou de monopole.
Quels sont les impacts des technologies de l’information sur l’intelligence économique ?
Nous assistons aujourd’hui à une véritable multiplication, sur le marché, d’outils de traitement de l’information, ainsi qu’à une appropriation de plus en plus forte par les entreprises de solutions de moteur de recherche sémantique, d’analyse linguistique ou encore de weblog. De même, l’avènement de périphériques USB 2, à la capacité de stockage exponentielle et à la taille décroissante, favorise le stockage individuel d’informations liées à l’entreprise et la possibilité de les exporter.
Par ailleurs, l’extension des capacités de communication des entreprises, notamment par l’intermédiaire de standards tels que le Wi-Fi ou le Bluetooth, participent également à la fuite des informations.
Les technologies ont atteint un niveau de performance sans précédent, donnant à tout un chacun la possibilité de sortir et d’extraire en toute facilité des données de l’entreprise puis de les répandre en dehors de son périmètre. Mais ce n’est pas tant la possibilité d’extraire les informations de l’entreprise que de le faire massivement et dans un minimum de temps qui est important.
Or, l’entreprise n’est pas à l’abri de la présence de “traîtres” potentiels, amenés à extraire de l’information pour des raisons et des buts multiples. Ce peut être des collaborateurs mécontents ou qui décident de monter leur propre affaire et pillent la mémoire et le patrimoine informationnel de l’entreprise. Certains autres peuvent être des concurrents qui se font recruter pour infiltrer l’entreprise…
Comment éviter la fuite d’informations ?
Interdire l’accès aux services de messagerie de type webmails. Ils ont en effet été créés avant tout dans le but de s’affranchir de tout serveur de mail interne et d’échapper à toute surveillance. Les entreprises qui en empêchent l’accès sont de plus en plus nombreuses.
Cela étant, l’utilisation de canaux cryptés et le recours à des techniques de redirection de proxy sont plus répandus que l’on pourrait l’imaginer. Ainsi, certains forums de sites de jeux en ligne donnent la marche à suivre pour contourner les systèmes de protection mis en place par les entreprises pour encadrer l’accès aux réseaux extérieurs.
Quels outils mettre en oeuvre dans une démarche d’intelligence économique ?
Les plates-formes de veille, de gestion des connaissances et de partage d’informations sont aujourd’hui arrivées à maturité. Elles permettent aux entreprises de poser les bases d’une démarche d’intelligence économique. Reste toutefois à maîtriser leur implémentation et parvenir à préserver la cohérence du système d’information.
La suite de l’entretien
JDN Solutions. Quelles sont les caractéristiques d’une démarche d’intelligence économique ?
Yves-Michel Marti. La taille et le secteur d’activité n’ont pas d’incidence sur la mise en place d’une démarche d’intelligence économique. Les seuls points décisifs sont la présence de l’entreprise dans un domaine concurrentiel, alors que cela est moins probant dans une situation de cartel ou de monopole.
Quels sont les impacts des technologies de l’information sur l’intelligence économique ?
Nous assistons aujourd’hui à une véritable multiplication, sur le marché, d’outils de traitement de l’information, ainsi qu’à une appropriation de plus en plus forte par les entreprises de solutions de moteur de recherche sémantique, d’analyse linguistique ou encore de weblog. De même, l’avènement de périphériques USB 2, à la capacité de stockage exponentielle et à la taille décroissante, favorise le stockage individuel d’informations liées à l’entreprise et la possibilité de les exporter.
Par ailleurs, l’extension des capacités de communication des entreprises, notamment par l’intermédiaire de standards tels que le Wi-Fi ou le Bluetooth, participent également à la fuite des informations.
Les technologies ont atteint un niveau de performance sans précédent, donnant à tout un chacun la possibilité de sortir et d’extraire en toute facilité des données de l’entreprise puis de les répandre en dehors de son périmètre. Mais ce n’est pas tant la possibilité d’extraire les informations de l’entreprise que de le faire massivement et dans un minimum de temps qui est important.
Or, l’entreprise n’est pas à l’abri de la présence de “traîtres” potentiels, amenés à extraire de l’information pour des raisons et des buts multiples. Ce peut être des collaborateurs mécontents ou qui décident de monter leur propre affaire et pillent la mémoire et le patrimoine informationnel de l’entreprise. Certains autres peuvent être des concurrents qui se font recruter pour infiltrer l’entreprise…
Comment éviter la fuite d’informations ?
Interdire l’accès aux services de messagerie de type webmails. Ils ont en effet été créés avant tout dans le but de s’affranchir de tout serveur de mail interne et d’échapper à toute surveillance. Les entreprises qui en empêchent l’accès sont de plus en plus nombreuses.
Cela étant, l’utilisation de canaux cryptés et le recours à des techniques de redirection de proxy sont plus répandus que l’on pourrait l’imaginer. Ainsi, certains forums de sites de jeux en ligne donnent la marche à suivre pour contourner les systèmes de protection mis en place par les entreprises pour encadrer l’accès aux réseaux extérieurs.
Quels outils mettre en oeuvre dans une démarche d’intelligence économique ?
Les plates-formes de veille, de gestion des connaissances et de partage d’informations sont aujourd’hui arrivées à maturité. Elles permettent aux entreprises de poser les bases d’une démarche d’intelligence économique. Reste toutefois à maîtriser leur implémentation et parvenir à préserver la cohérence du système d’information.
La suite de l’entretien